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Pour une TUNISIE libre et démocratique
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Rapports et Documents dimanche, 20 avril 2008 l’éminence grise et le mauvais génie Dans son dernier numéro magazine mensuel « Matalana, le Temps de l’Afrique » de Rachid N’Diaye consacre son dossier aux hommes d’influence au Maghreb. Nous reprenons ici les deux portraits relatifs à la Tunisie : Abdelwaheb Abdallah, Monsieur censure, blocage et fermeture et Abdelaziz Ben Dhia, inventeur de la "République de demain" avec "Ben Ali" président à vie. Le texte en intégralité peut être consulté sur le site . Portraits des vrais maîtres du sérail Ils sont au centre de toutes les conversations, mais finalement on les connaît peu et mal. Ils fuient les mondanités, parce qu’ils n’ont pas besoin de s’afficher. Ils sont craints et enviés. Ces hommes – car ce sont tous des hommes –, qui ont souvent en commun le goût de l’intrigue et du secret, jouissent d’un privilège incommensurable dans des sociétés aussi pyramidales que les sociétés maghrébines : celui de l’extrême proximité et même parfois de la familiarité avec les chefs. Loyaux serviteurs, ils savent cependant rester à leur place et ne pas se prendre pour ce qu’ils ne sont pas : des dauphins ou des héritiers putatifs. Ce sont les hommes de l’ombre, les conseillers du Prince, les vrais décideurs. Ils sont beaucoup plus puissants et influents que les ministres dont ils peuvent faire ou défaire les carrières. Dans son dernier numéro, en kioske actuellement, le magazine Matalana lève un coin du voile. Tunisie : l’éminence grise et le mauvais génie Abdelwaheb Abdallah , 68 ans. Ennemi juré des libéraux et de tous les partisans de l’ouverture du régime, il passe pour l’architecte et le maître d’oeuvre de la politique de verrouillage de l’information. Décrit comme l’âme damnée ou le mauvais génie du Président, ce monastirien habile et intelligent, ancien professeur à l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi), ancien directeur de la TAP, l’agence de presse officielle, intègre le gouvernement, en septembre 1987, comme… ministre de l’Information. Après un intermède de deux ans à Londres, entre 1988 et 1990, il devient ministre-conseiller et porte-parole du président de la République, poste éminemment stratégique, qu’il conserve treize ans. Plus apparatchik qu’électron libre, l’inamovible « AA » connaît pourtant une semi-disgrâce en novembre 2003, quand les attributions de porte-parole lui sont brutalement retirées pour être confiées à Abdelaziz Ben Dhia. Mais il conserve son bureau au palais de Carthage et continue d’exercer son influence en coulisses. Dix-huit mois plus tard, début 2005, il est nommé aux Affaires étrangères. Un poste auquel il n’était pas spécialement prédisposé. Le choix d’« AA » ne doit cependant rien au hasard : Zine el-Abidine Ben Ali veut un homme sûr pour piloter la réussite du Sommet mondial sur la société de l’information, organisé à Tunis, du 16 au 18 novembre 2005. Décrit comme un véritable Mazarin, Abdelwaheb Abdallah, dont la femme, Alia, préside le conseil d’administration de l’Union internationale de banques (UIB), passe aussi pour être un proche de Leïla Trabelsi- Ben Ali. Abdelaziz Ben Dhia , 70 ans. Natif de Moknine, ce professeur de droit privé, ancien doyen de la faculté de Tunis, est issu d’une famille nationaliste de la moyenne bourgeoisie sahélienne. Homme des dossiers sensibles et des missions secrètes, le ministre d’Etat, conseiller spécial et porte-parole du Président est parfois présenté comme l’éminence grise de Zine el-Abidine Ben Ali. C’est en réalité son premier collaborateur. Abdelaziz Ben Dhia a débuté sa carrière ministérielle en 1978, à l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Assez discret, ce politicien tout en rondeurs et amateur de bons mots est devenu un des piliers du régime depuis qu’il a été propulsé, en 1996, à la tête du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir, après cinq années passées au ministère de la Défense – un poste nettement moins exposé que l’Intérieur, la Tunisie ne possédant qu’une armée de dimension restreinte. Caution libérale du gouvernement sous Habib Bourguiba, Abdelaziz Ben Dhia s’est transformé sous Zine el-Abidine Ben Ali en apparatchik modèle, et excelle dans le rôle de grand ordonnateur du « soutien inconditionnel et spontané » au Président. Plus royaliste que le roi, c’est lui qui a coordonné la campagne du candidatprésident en 2004. Son légalisme, sa loyauté et son absence d’ambition avouée expliquent en partie son ascension. Mais en partie seulement. Zine el- Abidine Ben Ali apprécie aussi ses qualités de juriste. Abdelaziz Ben Dhia a, en effet, été le principal artisan de la révision de la Constitution opérée en 2002 et c’est lui qui a rédigé l’amendement levant l’interdiction faite au Président d’exercer plus de trois mandats successifs… 21:40 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , vendredi, 18 avril 2008 Droits de l'homme: tout-va-bien en Tunisie, circulez! Le gouvernement tunisien a, ce vendredi matin, déclaré non grata une mission conduite par Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l'homme (LDH) française et par Amina Bouayach, présidente de l’organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH). Fort du satisfecit que vient de lui octroyer l’ONU en matière de droits de l'homme (un satisfecit jugé "grotesque" par les ONG des droits de l'homme), le régime de Zine Ben Ali considère qu'une telle mission est sans objet: tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Régulièrement averti de leur présence imminente, le ministre de l’intérieur, Rafik Belhaj Kacem, a officiellement signifié par avance à la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) que les deux défenseurs mandatés feraient l’objet d’une mesure de refoulement, si d’aventure ils se rendaient en Tunisie. De nombreux précédents Le pouvoir est coutumier du fait. Par le passé, Patrick Baudouin, ancien président de la FIDH, Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, Jacques de Barrin, ancien chef de rubrique au journal Le Monde avaient tour à tour été refoulés à leur arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage. Venu couvrir pour le quotidien Libération le Sommet mondial de l’information, abrité en 2005 par Tunis sous l’égide de l’ONU, le journaliste Christophe Boltanski [actionnaire de Rue89, ndlr] avait, lui, été autorisé à franchir la frontière, avant d’être victime d’une agression sauvage en plein Tunis, sous le regard de policiers en faction. L’instruction de l’affaire est bien sûr " en cours ". Présidente en exercice de la FIDH, Souheir Belhassen déplore que " la société civile soit réduite dans ce pays à défendre, non pas les droits humains d’autrui, mais uniquement son propre droit d’exister ". Elle rappelle que la ligue tunisienne (LTDH), doyenne de ses consoeurs d’Afrique et du monde arabe, voit " ses activités paralysées depuis huit ans! ". Militante de toujours, elle est pour sa part la cible d’une campagne haineuse, diligentée par une presse locale, habituée à s’en prendre avec des accents nauséabonds à ce qui dérange l’ordonnancement parfait de la propagande. A cet égard, le mot d’ordre est simple : " Qui n’est pas avec nous est contre nous ". Avec l’accord tacite de l’Union européenne, qui fait litière de sa propre ligne directrice des rapports euroméditerranéens prétendument fondés sur le respect des droits de l’homme, l’autoritarisme de M. Ben Ali a de beaux jours devant lui. Source Rue89 Par Wicem Souissi journaliste 18/04/2008 23:07 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , Maghreb : la course à l’armement continue La course à l’armement au Maghreb n’est visiblement pas près de s’arrêter de sitôt : après le Maroc et l’Algérie, c’est autour de la Libye de chercher à renforcer son arsenal militaire. Selon le journal russe Vedomosti, la délégation russe qui s’est déplacée à Tripoli, en compagnie du président Poutine- qui a achevé une visite de deux jours jeudi- a signé des contrats militaires d’une valeur de 3 milliards de dollars. Ces contrats concernent notamment la vente de 12 chasseurs Su-35 dernier cri (dont les essais viennent de débuter en Russie) et de batteries de missiles sol-air à faible portée Top-M2E, ainsi que la réparation et la vente de pièces destinées aux armements achetées par la Libye à l'ex-URSS. Le président Poutine qui s’est exprimé à l’issue de son séjour y a fait référence en demi-mot sans en révéler la teneur. « Les accords conclus entre la Russie et la Libye importent beaucoup non seulement pour les entreprises de défense russes et le renforcement du potentiel défensif de la Libye mais visent aussi à résoudre certains problèmes civils », a indiqué le président russe qui quitte le Kremlin dans trois semaines. Au Maroc, où s’est rendu jeudi le premier ministre français François Fillon, la signature portant sur la vente par la France d’une frégate au royaume est attendue. Cette vente va contribuer à renforcer une coopération militaire intense entre les deux pays : malgré la crise des Rafale, le Maroc reste un client important de Paris dans ce domaine. Inquiet de la politique d’acquisition engagé par l’Algérie, Rabat a également signé un contrat avec l’Espagne pour l’acquisition d’autres types de matériel militaires. L’Algérie, qui a passé des contrats militaires avec les russes de plusieurs milliards de dollars pour moderniser son armée, continue de faire jaser de nombreuses chancelleries occidentales à Alger. Certaines sources avancent même le chiffre astronomique de 14 milliards de dollars de contrats d’armement, un chiffre jamais confirmé à ce jour. Seules la Tunisie, dépourvue de ressources naturelles et la Mauritanie, confrontée à la pauvreté, sont restées en marge de cette frénétique course qui s’est emparée des pays Maghrébins. Si dans l’absolue, cette course participe d’une volonté de dissuasion, pour de nombreux experts, en revanche, ce surarmement pourrait à terme provoquer des déséquilibres dans la région du Maghreb d’autant que des facteurs de tensions régionaux sont déjà en place. Il y’a bien entendu la question du Sahara occidental qui empoisonne les relations algéro-marocaines, le pétrole et l’eau situés sur la frontière algéro-libyenne et enfin les migrations et le terrorisme aux frontières sud. Un autre facteur et non des moindres est également avancé: les trois pays accusent un déficit en démocratie, ce qui ouvre la porte à des dérives au gré des humeurs des dirigeants Par anis merkal - - le 18/04/2008 18:20 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , , RSF s’adresse au président Nicolas Sarkozy à propos du journal Al-Maoukif L’hebdomadaire Al-Maoukif doublement menacé d’asphyxie financière Reporters sans frontières adresse un courrier au président Nicolas Sarkozy avant sa visite à Tunis du 28 au 30 avril Reporters sans frontières demande aux autorités tunisiennes de mettre un terme au harcèlement subi par la rédaction de l’hebdomadaire d’opposition Al-Maoukif, organe du Parti démocratique progressiste (PDP). Les saisies des dernières éditions du journal ainsi qu’un procès en diffamation intenté contre lui pourraient avoir de lourdes conséquences sur sa survie. L’organisation a demandé au président français Nicolas Sarkozy, qui doit se rendre prochainement en Tunisie, de promouvoir la liberté d’expression auprès de ses interlocuteurs. “ Le régime tunisien s’abrite derrière de faux-semblants d’ouverture politique pour se prémunir d’accusations de censure. L’hebdomadaire Al-Maoukif en sait quelque chose. Publié par l’un des rares partis d’opposition autorisés dans le pays, la distribution de ce journal se déroule dans des conditions parfois très chaotiques. A tout moment, le journal peut être saisi par les forces de l’ordre, sans préavis ni justification â€, a déclaré Reporters sans frontières. Depuis le 14 mars 2008, quatre numéros de l’hebdomadaire Al-Maoukif ont été subrepticement saisis par les autorités tunisiennes, sans notification aux responsables du journal. En protestation, les membres de la rédaction et des militants du PDP ont décidé de distribuer eux-mêmes la dernière édition dans les rues de la capitale tunisienne. Le 17 avril 2008, la militante Naima Hasni a été bousculée par des policiers en civil sur l’avenue Habib Bourguiba alors qu’elle vendait le journal aux passants. Contacté par Reporters sans frontières, Rachid Khechana, rédacteur en chef du journal, a revendiqué le droit de son journal à exister. “ Nous ne demandons même plus à l’Etat de nous octroyer les aides financières que reçoivent l’ensemble des journaux tunisiens. Nous vivons des ventes de notre journal et nous ne demandons que notre droit à le diffuser sans entraves â€, a-t-il déclaré. Selon les responsables du journal, les saisies seraient liées à la publication d’articles sur des problèmes de société sensibles, tels que la hausse du prix des produits de première nécessité ou encore la distribution d’une huile frelatée. De plus, Rachid Khechana ainsi que Nejib Chebbi, directeur de publication de l’hebdomadaire, sont poursuivis en justice pour “ diffamation †par cinq sociétés de commercialisation de marques d’huile. Au total, les plaignants ont requis des dommages et intérêts s’élevant à 500 000 dinars tunisiens (l’équivalent de 274 000 euros). Selon le rédacteur en chef d’Al-Maoukif, une telle condamnation signerait la mort du journal. Rachid Khechana et Nejib Chebbi devront se présenter devant le tribunal le 10 mai prochain. Dans son courrier au chef de l’Etat français, Reporters sans frontières a également demandé à Nicolas Sarkozy d’évoquer les problèmes de liberté de la presse en Egypte avec le président Hosni Moubarak qui est attendu au palais de l’Elysée le 20 avril. Le président français devrait ensuite se rendre en Tunisie du 28 au 30 avril. Communiqué – – 18 Avril 2008 17:49 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , , Main Basse sur la banque de Tunisie La famille Mabrouk va-t-elle mettre la main en fin sur la banque de Tunisie ? C’est la question secrète que se posaient tous les milieux financiers en Tunisie depuis longtemps sans que personne n’ose la formuler directement. Les derniers rebondissement que vient de connaître cette banque ne laisse plus de doute sur l’évolution irrésistible de la situation vers cette fin. est la première banque qui a vue le jour dans notre pays. Cela remonte à la fin du 19 ème siècle (1884) juste après l’établissement du protectorat. C’est une banque privée dont le capital est détenu en grande majorité par des hommes d’affaires Tunisiens et dans lequel l’état tunisien ne possède aucun intérêt. Troisième particularité, et non des moindre, c’est aussi la banque qui réalise les meilleurs résultats d’exploitation parmi les banques exerçant en Tunisie. Ainsi grâce à une tradition, une rigueur de gestion et une politique de discrétion cette banque a pu se maintenir et s’affirmer au point de constituer cet appât aux appétits gourmands dont ses propriétaires eux mêmes été conscients. La menace qui se profilait dans le parcours sans faute jusqu'à présent de cette banque n’été pas une simple potentialité mais bien précise que personne ne l’ignorait. La famille Mabrouk qui constitue aujourd’hui l’un des plus important groupe financier dans le pays si non le plus grand après l’ascension fulgurant réalisé au cours des 20 dernières années et dont les liens direct avec le pouvoirs sont connus puisque l’un des frères n’est autre que le gendre du président Ben Ali n’a jamais caché ses visés de prendre en main cette banque dont elle est actionnaire et qu’un oncle des actuels frères Mabrouk dirigeait avant sont président sortant il y a juste 17 ans. Ainsi pour échapper à la menace d’une prise de position prépondérante au détriment des autres actionnaires à l’occasion de l’augmentation de capital décidé par le conseil d’administration, une majorité d’actionnaires a conclus un pacte stipulant le respect de l’équilibre actuel de répartition des parts et proposant l’assemblé génerale lors de sa prochaine réunion de recourir aux réserves propres de la banque pour augmenter son capital de 150 à 300 millions de dinars. Cette décision a été formulée dans un communiqué officiel publié par la banque et communiqué au CMF, autorité financière de droit qui n’a soulevé aucune objection. Cette disposition à été prise en prévision du départ forcé du Président directeur exécutif de la banque atteint d’une sclérose en plaque mais qui ne justifie en rien la façon avec laquelle ce départ à été précipité après car son remplacement est aussi du ressort de la même instance de la banque. Ces décisions ont étés très favorablement accueillis par le marché financier. Le premier impact s’est manifesté par la forte augmentation de valeur des actions de la BT en bourse. Une augmentation de plus de 30% en une seule séance faisant passer l’action de 80 à plus de 120 dinar et qui été destiné à s’accroître encore vu qu’une action représentera deux en quelques jours après l’augmentation du capital annoncée. Mais la surprise ne s’est pas fait attendre, le 02 avril, par un communiqué lapidaire, attribué au même conseil d’administration, on annonçait que « le contenu du communiqué du Conseil d’Administration de la Banque de Tunisie paru dans le bulletin officiel du Conseil du Marché Financier et celui de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis du 28 mars, 2008 est annulé » laissant ainsi le marché financier plongé dans l’effroi. Ce n’été ni dans le style de la banque ni dans sont intérêt de prendre une telle décision. Une décision, qui en plus constitue une enfreinte à la loi exposant la banque automatiquement dans des conditions normale à des poursuites pour délit d’initié si non d’escroquerie pour avoir tromper les investisseurs par des décisions contradictoires ayant influées sur la valeur de ses actions. En fait les actions de la BT ont enregistrés une forte chute immédiatement après leur remise en négociation en bource après le second communiqué. La suite tout le monde la connaît Mme Alya Abdallah épouse de l’actuel ministre des affaire étrangère est nommé le 4 Avril Présidente Directrice Générale de la Banque de Tunisie avec l’intégralité des pouvoirs qui étaient conférés à son prédécesseur à partir du le lundi 7 avril 2008. Une information que tout le monde savait déjà depuis le premier avril après avoir été rendu publique par le journal à large diffusion Essabah. Cela n’été pas un poisson d’avril, la Tunisie est encore au seuil d’une république bananière par son système Bancaire. Yahyaoui Mokhtar – Vendredi 18 Avril 2008 13:25 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , Majeurs, cherchent désespérément information indépendante Entre black out total, désinformation, bribes d’informations rapportées par des témoins, lesquels les ont reçues à des niveaux de versions divers, les rumeurs vont bon train. Je ne suis pas persuadé de notre capacité en tant que bloggers à nous substituer aux organes d’information fiables et sûrs et indépendants. Les faits sont là : nous ignorons tout de ce qui se passe dans une région de notre pays et c’est inadmissible. Exclure les citoyens quels qu’ils soient et leur signifier qu’ils ne comptent pas est la négation même de la citoyenneté. Loin de moi l’idée de mettre en doute les communiqués des divers comités ou des partis de l’opposition, mais cela ne remplacera pas l’information journalistique totalement INDÉPENDANTE. Nous bercer d’illusions, nous gaver des plats insipides « du pays de la joie permanente », c’est nous prendre pour des demeurés. Y a-t-il réellement couvre feu dans les villes d’Oum La3rayess et Redeyef ? Les citoyens sont ils obligés d’aller jusqu'à Gafsa pour retirer de l’argent à cause de la mise à sac de l’agence ? Est il vrai qu’un pauvre bougre ait tenté de s’empoisonner au Fattek pour protester contre ce qui se passe dans son village ? Quelle est la part de vérité de l’intox ? Il y a tant et tant de questions qui réclament réponse, ce n’est pas en occultant toute une région, en l’excluant du champ médiatique qu’on rendra service à notre pays. Où est donc passé le syndicat si bien accueilli des journalistes ? C’est aux politiques de gérer la crise c’est leur mission ; mais c’est aux hommes de médias de nous informer ; nier l crise ne rendra service à personne, jeter un voile opaque sur ce qui se passe, alors que l’information du village monde circule en tant réel, c’est faire preuve de myopie. Les cohortes de l’allégeance de scribouillards obséquieux du genre « plus patriote que moi tu meurs » n’ont rien saisi du changement des temps ni des leçons passés. Les enjeux en cours concernent notre pays dans sa totalité, Je ne pense pas qu’il soit honorable, pour nous, que des concitoyens dans la détresse pensent que nous nous désintéressons à leur sort, ce n’est pas non plus une attitude citoyenne que l’on donne l’impression que ceci se passe sur une autre planète. Y en a marre de nous prendre pour des mineurs inconscients et irresponsables. Ali Saidane (alias Azwaw soumendil awragh) – 17 Avril 2008 01:12 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , , , , Foire internationale du livre de Tunis : Plusieurs milliers de livres "obscurantistes" écartés TUNIS — Avant la 26e édition de la , qui se tiendra du 25 avril au 4 mai prochain, les organisateurs ont annoncé jeudi avoir écarté plusieurs milliers d'ouvrages religieux présentés par quelque 25 maisons d'édition et qualifiés de " médiocres " et " obscurantistes ". " La foire de Tunis ne peut en aucun cas accepter la participation d'ouvrages qui propagent des discours idéologiques obscurantistes, contraires aux valeurs essentielles de la société tunisienne ", a justifié le directeur de cette manifestation, Boubaker Ben Fraj, lors d'une conférence de presse. Il a assimilé les ouvrages religieux incriminés dont il a refusé de préciser les pays de provenance, à du " charlatanisme, voire à des atteintes à l'islam ". " Nous n'avons pas de problème avec le livre religieux, car la Tunisie est un pays d'islam dans son image vraie ", a-t-il martelé. Quelque 1.027 maisons d'édition venues de 32 pays arabes, européens, américains, asiatiques et africains ainsi que des organisations internationales spécialisées participeront à cette manifestation culturelle annuelle, soit plus de 25% par rapport à l'année précédente, selon les organisateurs. Avec 408 éditeurs présents, la France se taille la part du lion, aux côtés de pays européens qui seront représentés pour la première fois, tels le Portugal, la Suisse, la République tchèque et la Roumanie. Parmi les invités de la foire du livre de Tunis qui " accordera une place importante aux supports électroniques, en plus du livre traditionnel ", figurent les écrivains égyptien Baha Taher, français Eric Emmanuel Schmitt et Gilbert Sinoué et le Tuniso-suédois Jonas Hassen Khémiri, auteur du " roman à succès " " Montecore " en langue française. (AP – 17 04 2008) 00:54 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , jeudi, 17 avril 2008 Aimé Césaire est mort En ce 17 avril 2008, les peuples opprimés du monde, la Martinique mais aussi tous les hommes et les femmes qui luttent pour un monde basé sur la justice sociale et le respect de la dignité humaine se trouvent orphelins avec le départ d' . Poète des mots, il a représenté pour les peuples colonisés et opprimés une pensée ouverte vers de nouvelles voies. Avec Aimé Césaire se sont rencontrés le rêve, les mots au service de la lutte pour la liberté et la libération. Eveilleur des consciences, Aimé Césaire reste aujourd'hui à côté de toutes celles et ceux qui se voient refuser les droits humains fondamentaux et qui sont soumis à l'arbitraire des lois pensées pour assurer la domination. Aimé Césaire laisse, à tous ceux qui veulent le saisir, le flambeau de la lutte afin de construire un monde de paix et de fraternité. Il laisse aussi l'héritage d'une humanité qui cherche à en finir avec les discriminations, le racisme et la domination. La Fondation Frantz Fanon, qui remercie profondément Aimé Césaire pour avoir accepté d'assumer la charge de Président d'honneur, exprime sa profonde douleur en ces tristes moments pour les familiers et amis d'Aimé Césaire. Pour le Bureau de la Fondation Frantz Fanon Mireille Fanon-Mendès France Sonia Dayan-Herzbrun Hugo Ruiz Diaz Balbuena 21:32 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : 5 sociétés portent plainte contre le journal "El Mawquef" Le directeur responsable Me Nejib Chebbi et le rédacteur en chef " d'El Mawquef " organe de presse du Parti Démocratique Progressiste (PDP) ont tenu, hier, conjointement une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont annoncé " qu'ils ont reçu des citations à comparaître devant le tribunal de première instance de Tunis, le 10 mai 2008, pour répondre à des requêtes introduites par 5 sociétés tunisiennes spécialisées dans le conditionnement et la commercialisation de l'huile végétale. Les 5 sociétés demandent une somme de 500 mille dinars en réparation, selon elles, du préjudice moral qu'elle auraient subi, suite à la publication sur les colonnes d' , d'un article intitulé "le scandale de l'huile frelatée". Elles demandent aussi au tribunal la nomination d'experts judiciaires pour évaluer les pertes actuelles et futures jusqu'à la fin de décembre 2008. " Me Chebbi a souligné que l'article en question " est un article général et d'opinion qui n'a visé ni nommément désigné aucune des sociétés ni aucune entreprise en activité dans le secteur. " Néjib S. - - jeudi 17 avril 2008 14:08 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , Familles tunisiennes réfugiés en Algérie : Des contrebandiers et des hors la loi pour l’ambassade de Tunisie à Alger Des dizaines de familles tunisiennes sont à leur troisième jour en territoire algérien dans la région « Aïcha Oum Chouicha » au village Akltat Ahmed, situé à 24 kms de la daïra de Bir El Atar dans la wilaya de Tébessa ( ). Une source officielle a estimé le nombre de personnes fuyant la misère et le chômage en Tunisie à environs 135 personnes d’après le journal . Du coté Tunisien « plusieurs camions et cars qui ont transporté plus de 200 éléments des forces de sécurité tunisiennes se sont alignés sur les frontières. » pour empêcher d’autre mouvements de fuite en Algérie des population des Zone frontalière de la région de Gafsa d’après le même journal. C’est la deuxième fois au bout de quelques mois que des populations des zones frontalière franchissent les frontières algériennes en protestation contre la misère et l’abandon dont ils font l’objet en Tunisie. La première fois un partie d’une tribu frontalière de la région du kef s’est réfugiée en Algérie. Réagissant aux information ublier hier sur ce dernier franchissement en masse des frontières, L’ambassade la tunisienne à Alger a publié, un communiqué dans lequel elle disait que « Les personnes qui ont franchi les frontières ne sont rien d’autre que des contrebandiers et des hors la loi, après que les garde-frontières tunisiens et algériens ont resserré l’étau autour de ces personnes, pour les empêcher de nuire davantage aux économies des deux pays, avec leur trafic ». L’ambassade a démenti que « les services de sécurité tunisiens aient empêché certaines personnes de quitter le sol tunisien ». Elle a estimé que les arguments indiquant la détérioration des conditions de vie sont infondés. Elle a affirmé, par ailleurs, que « toutes les tranches et différentes parties du peuple tunisien ont bénéficié du développement global réalisé en Tunisie ». Entre temps les populations algériennes de la zone ou les tunisiens se sont réfugiés ont apportés dans « un contexte de solidarité étonnant » leur aide collective sous forme de produits alimentaires, médicaments et lait pour enfants, qui ont été distribués rapporte le journal. Alors qu’aucun journal tunisien n’a rapporté encore d’informations sur ce sujet. Tunisia Watch - 17 Avril 2007
13:54 Ecrit par TUNISIA Watch dans Tags : , , , mercredi, 16 avril 2008 Contre la violence et l'intimidation A l'occasion des manifestations de protestation populaire de la région du bassin minier de Gafsa en Tunisie, et dans un contexte de tensions dues à l'aggravation de la situation du pouvoir d'achat et à la hausse des prix, la question de la résistance à la violation des droits et libertés fondamentaux s'impose avec une acuité renouvelée. Verrouillage permanent de la liberté d'expression et d'information en Tunisie, confiscation du droit de manifestation pacifique, du droit de s’organiser et du doit à l'action politique, syndicale et associative : Voici déjà le lot des Tunisiens depuis des décennies. Des signes nouveaux, particulièrement inquiétants, se manifestent en outre ces derniers temps: - La mobilisation d'effectifs et de moyens de répression énormes en réponse à des manifestations pacifiques telles que marches, sit-in, grèves, rassemblements et grèves de la faim; l'usage du tabassage, des arrestations arbitraires, de la menace et de l'intimidation à grande échelle visant les populations des régions mobilisées. Cette gestion par la violence et la répression du mécontentement social est appliquée ces jours-ci principalement à la région minière de Gafsa (villes de Redeyef et Oum Larayes), aux expressions de contestation sociales et politiques et, également, aux expressions et manifestations de solidarité en Tunisie mais aussi à l'étranger là où vivent des communautés émigrées tunisiennes. Les autorités semblent réduites à un point où la menace, l'intimidation, la diffusion et l'instrumentalisation de la peur font office de politique sociale et de principal investissement public. - Faire l'autruche et contraindre l'ensemble de la population à faire de même. Ceci est manifestement en train de devenir la devise officielle en Tunisie. Les autorités tunisiennes, à l'heure de la mobilité et de la mondialisation de l'information, ont recours pour faire face au peuple aux techniques archaïques de l’enfermement et du bâillonnement. Outre le véritable blocus imposé à la région minière et le black-out médiatique observé par l’ensemble des organes de la presse nationale, les autorités renouent avec la persécution et l’étouffement de la presse critique : Non contentes d’avoir procédé à la saisie de trois numéros de l’hebdomadaire Al-Mawkef ces dernières semaines en raison de la publication d’article sur le prix des produits de première nécessité et d’autres sur la révolte du bassin minier, elle viennent de susciter des poursuites pour "délits de presse" à l’encontre de ce même titre le menaçant de dépens pouvant aller jusqu’à près d’un demi million de dinars (env. 270 000 €). Sachant que ce journal d’opposition ne bénéficie d’aucune aide ni ressource publicitaire, ces mesures sont de toute évidence destinée à le faire disparaître. La FTCR dénonce la fuite en avant que représentent ces évolutions, elle réaffirme sa détermination à relayer toutes les luttes pour les droits et les libertés fondamentales. Elle considère la solidarité face à l’oppression comme un droit inaliénable et un devoir moral et politique, notamment de la part de celles et ceux, émigré-e-s, qui se solidarisent de leurs sÅ“urs et frères dans le pays d’origine. Aucune intimidation et aucune menace dont fera l’objet n’importe quelle personne se solidarisant avec les luttes